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Journal d'une CRPÉISTE !

Si vous êtes arrivé(e) ici parce que vous envisagez de passer le CRPE, vous êtes probablement à la recherche de conseils, de méthodes, de ressources… mais aussi peut-être d’un petit aperçu de ce qui vous attend réellement.


Alors aujourd’hui, j’avais envie de vous raconter mon année de CRPE 2025-2026, sans vous vendre une méthode miracle et sans vous faire croire que tout a été facile.


J’ai commencé ma préparation en octobre 2025 et, quelques mois plus tard, j’ai eu la chance de pouvoir lire ces quelques mots : « Admis(e) ».


Et pourtant, entre ces deux moments, il y a eu beaucoup de travail, de doutes, de stress… mais aussi énormément de belles rencontres et de moments qui m’ont donné encore plus envie de devenir professeur des écoles.

Mon année de crpe : de la préparation aux résultats, je vous raconte tout ✨

De la préparation aux résultats : un récit sincère pour vous aider à aborder le concours plus sereinement.

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📚 Une préparation commencée en octobre



J’ai commencé à préparer le CRPE en octobre 2025, avec la prépa Objectif CRPE en format anticipé.

En complément, je me suis beaucoup appuyé(e) sur :
• des livres d’annales ;
• des fiches de Maîtressep ;
• des sujets des années précédentes ;
• et surtout, beaucoup d’entraînement.

Je pense que l’une des choses les plus importantes dans la préparation du CRPE est de ne pas attendre de tout maîtriser avant de commencer à s’entraîner.

Le concours demande énormément de connaissances, mais il demande aussi de savoir les mobiliser rapidement et efficacement.

 

Écrire dans un cahier

⏰ Combien de temps je travaillais ?

Pour les écrits

1 à 2 heures / jour

Pour les oraux

3 heures / jour

Avec le recul, je pense que la régularité a été l’un des éléments les plus importants de ma réussite.

Il vaut mieux, selon moi, travailler régulièrement pendant plusieurs mois plutôt que de faire de grosses journées de révisions ponctuellement.

Chapitre 1 : Les écrits

Et puis il y avait… les maths. Clairement, ma bête noire !

 

J’avais besoin de renforcer certaines bases et je savais que je ne pourrais pas simplement compter sur mes acquis.

J’ai donc décidé de prendre des cours particuliers. Cela m’a permis de reprendre les notions que je maîtrisais moins, mais surtout de m’entraîner sur de vrais sujets des années précédentes.

 

Et finalement, tout cet investissement a payé. J’ai obtenu une note correcte en mathématiques et j’étais très satisfaite du résultat, surtout au regard des difficultés que j’avais rencontrées pendant ma préparation.

 

Cette expérience m’a surtout appris une chose : Ce n’est pas parce qu’une matière est votre point faible qu’elle doit devenir votre point faible au concours.

Si vous avez des difficultés dans une matière, n’hésitez pas à demander de l’aide, à changer votre façon de travailler ou à vous faire accompagner.

 

Il n’y a aucune honte à ça. Au contraire.

mON RESSENTI

Pour moi, le français était clairement la partie dans laquelle je me sentais le plus à l’aise.

 

J’aimais davantage cette matière et j’avais plus de facilité à mobiliser les connaissances demandées.

Mais cela ne signifie pas qu’il fallait faire l’impasse sur certaines notions.

Au contraire, mon conseil serait de voir un maximum de notions, tout en accordant une attention particulière à celles qui ressortent régulièrement dans les annales.

Les annales sont vraiment un outil essentiel.

Elles permettent de comprendre ce que l’on attend réellement de nous et surtout de repérer les notions qui reviennent régulièrement.

 

👉 Mon conseil : ne vous contentez pas de lire vos cours. Faites des sujets !

 

C’est en s’entraînant que l’on apprend à gérer son temps, à comprendre les attentes et à repérer ses lacunes.

➗ Les maths : ma bête noire

✏️  Le français, mon point fort

La peur

On a travaillé pendant des mois.

On a passé les écrits. Et soudain… plus rien.

 

Il faut attendre !

 

Difficile de ne pas céder à la panique...

L'attente des résultats d'admissibilité

Pour moi, la période la plus difficile psychologiquement n’a pas été une épreuve en particulier. C’était l’attente entre les écrits et les résultats d’admissibilité.

Les doutes

C’était une période de stress et de doute continu.

C'est le moment où il faut en parler et essayer de se rassurer avec d'autres crpéistes !

Prenez du temps pour vous.

La remise en question

Est-ce que j’avais suffisamment réussi ? Est-ce que les maths allait me pénaliser ?

Est-ce que j’allais être admissible ?

 

Impossible de savoir.

L'excitation

L'aboutissement de tout ce travail et la joie immense de découvrir son nom sur la liste des admissibles.

À peine remise de mes émotions, il fallait déjà commencer à préparer les oraux !

Chapitre 2 : Les oraux

 une deuxième course contre la montre

La préparation des oraux est une étape cruciale et intense. Contrairement aux écrits, il ne s'agit plus seulement de restituer des connaissances, mais de démontrer sa posture professionnelle, sa capacité d'analyse et sa motivation devant un jury.

 

C'est un véritable marathon qui commence dès l'annonce de l'admissibilité.

📕 L’oral de leçon

L'oral de leçon demande une maîtrise parfaite des programmes et une capacité à concevoir une séance pédagogique cohérente. Il faut savoir justifier ses choix didactiques, anticiper les difficultés des élèves et réagir avec pertinence aux questions du jury qui cherchent à tester la solidité de votre démarche. 

C’est une épreuve qui demande énormément de préparation mais surtout UNE TRAME ! 

🏃‍♀️ EPS et motivation

L'épreuve d'EPS ne se résume pas à une connaissance des activités physiques ; elle interroge votre vision de l'engagement de l'élève et de sa santé. Quant à l'entretien de motivation, c'est l'instant où vous racontez votre parcours et prouvez votre envie viscérale d'enseigner, tout en respectant les valeurs de la République.

En EPS, j’ai eu un sujet d’athlétisme en maternelle sur une activité de lancers, c’est un bon souvenir !

Pour les mises en situation, elles étaient nombreuses et concrètes :

- la laïcité

- les droits et devoirs des professeurs

- le handicap à l’école

- les parents divorcés.

Ce qui m’a vraiment aidé à réussir 💜

D’abord, j’ai réalisé que l’organisation était ma meilleure alliée. Plutôt que de vouloir tout apprendre d’un coup, j’ai découpé mes révisions en petits objectifs quotidiens, ce qui m’a permis de rester motivée sans me sentir submergée.

Ensuite, le soutien de mes proches et les échanges avec d’autres candidats ont été précieux. Se sentir écoutée et comprise dans les moments de doute change tout ; c’est cette solidarité qui m’a redonné le sourire les jours de fatigue. J’ai eu la chance de préparer le concours en binôme avec Sarah, ma partenaire de CRPE. Et honnêtement : quel soutien ! Si vous préparez le CRPE, trouvez votre « partenaire de concours » !

Et enfin, il y a eu les stages. Ils ont été pour moi une véritable source de motivation. Lorsque les révisions devenaient difficiles, retourner en classe me rappelait pourquoi je faisais tout ça. Ils m’ont aussi permis de rencontrer Claire-Julie qui est aujourd’hui bien plus qu’une connaissance, c’est une amie, avec qui je suis ravie de partager le blog ! 💛

Le jour des résultats 👩‍🏫

Et puis est arrivé le jour des résultats. J’étais seule chez moi. J’ai ouvert les résultats…Et je n’y croyais pas. J’ai lu. Puis relu. Puis encore relu. Je n’arrivais pas à comprendre. C’était fait.

J’avais obtenu le concours.

Après des mois de travail, de révisions, de doutes, de stress, de sujets de maths, de fiches, d’oraux et de remises en question… J’avais réussi.

Je crois que mon cerveau avait simplement besoin de quelques minutes pour comprendre que ces mois de travail venaient réellement d’aboutir.

Et puis cette phrase a fini par prendre tout son sens : Je serai maitresse en septembre !

Conseils aux futurs crpéistes

Avec le recul, je ne dirais certainement pas qu’il existe une méthode parfaite pour réussir le CRPE.
Mais si je devais recommencer, je garderais quelques principes :

1. Commencer tôt. Surtout pour les oraux. La quantité de connaissances est importante et il vaut mieux avoir du temps pour les revoir plusieurs fois.

2. Être régulier. Même une petite quantité de travail chaque jour vaut mieux qu’une grosse session de révision de temps en temps.

3. Faire des annales. Encore et encore. Elles permettent de comprendre les attentes du concours et de cibler les notions importantes.

4. Ne pas laisser tomber une matière parce qu’elle nous fait peur. Les maths étaient ma bête noire et j’ai pourtant réussi à obtenir une note correcte grâce au travail fourni.

5. Demander de l’aide. Cours particuliers, collègues candidats, enseignants, ressources en ligne… Il ne faut pas rester seul face à ses difficultés.

6. Trouver une ou plusieurs personnes avec qui échanger. La préparation est beaucoup plus facile lorsque l’on peut partager ses réussites comme ses moments de doute.

7. Faire des stages si vous en avez la possibilité. Ils permettent de garder en tête l’objectif final : devenir professeur des écoles.

8. Ne pas se comparer constamment aux autres. Chacun avance à son rythme et chacun a ses points forts et ses difficultés.

9. Croire en son travail. Même lorsque vous avez l’impression de ne pas être prêt(e), tout ce que vous avez travaillé finit par s’accumuler.

10. Ne pas oublier pourquoi vous avez commencé. Parce que derrière toutes ces révisions, il y a une classe, des élèves et un métier que vous avez choisi.

Une question sur mon année de CRPE ? Écrivez-moi !

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